Interview de Louis, service civique à Scopéli

By 1 septembre 2017Non classé

Bénévoles, vacataires et bientôt salariés… Scopéli a besoin de tous les bras disponibles ! N’oublions pas nos services civiques, Bertille et Louis, qui ont été des éléments clés dans les premiers mois du projet. Alors que Louis s’envole dès la rentrée vers de nouveaux horizons, on s’est dit qu’il était temps de l’interroger sur son expérience à Scopéli, et lui demander sa vision du futur supermarché.

Louis, 18 ans, qui a fait son service civique de mars à août 2017

Peux-tu nous raconter comment tu as connu Scopéli et ce qui t’a motivé à rejoindre l’aventure ?

Ma mère connaissait quelqu’un du groupe vidéo et m’a conseillé de me rapprocher de cet ami. Le projet Scopéli m’a intéressé rapidement car je suis éveillé aux questions en lien avec l’alimentation : je mange végétarien la plupart du temps, et je ne suis pas satisfait par l’offre existante en viande et poisson. Nous sommes aussi sensibles au sujet de la souffrance animale dans ma famille. L’idée de base de Scopéli – disposer d’une nourriture de qualité et à bas prix – m’a séduit pour ces raisons.

Je suis allé assister à une réunion d’information puis j’ai voulu m’investir dans le groupe communication en tant que bénévole, à partir de novembre 2016. Cela consistait à se réunir toutes les 2 à 3 semaines pour travailler sur la communication autour du projet, via des articles Internet, la mise en place d’une charte graphique… Je fais des vidéos de sport amateur sur mon temps libre, donc j’ai participé à l’écriture des émissions « Scopéli TV », dont j’ai d’ailleurs présenté le premier numéro.

 

A partir de quand es-tu passé en service civique ?

La gouvernance de Scopéli a commencé à évoquer le recrutement de services civiques en février 2017. A l’époque, j’étais en phase de réorientation après une prépa scientifique et je regardai déjà les annonces existantes sur ce type de contrat. Je me suis donc naturellement positionné comme candidat. J’ai démarré en mai lors de l’emménagement dans le local, et cela a été un changement radical par rapport au bénévolat. Au niveau du rythme déjà, car d’un coup je me rendais tous les jours au bureau plutôt qu’à quelques réunions périodiques. Mais aussi rapidement en termes de tâches, qui étaient beaucoup plus variées. Je me suis mis à rencontrer plus de bénévoles, ce qui a renforcé mon sentiment d’être utile.

 

Quels chantiers as-tu eu le temps d’initier ?

Je me suis principalement investi dans le groupe zéro déchet, en support de Gwen (nda : la coordinatrice du groupe). J’ai préparé des actions de sensibilisation, comme la tenue d’un stand sur le week-end Zen & Alimentation, ou la fabrication d’un jeu de cartes destiné à classer les aliments en fonction de leur empreinte environnementale.

 

Jeu de cartes imaginé pour le week-end Zen & Alimentation

 

Sur le même événement, j’ai organisé l’aménagement de toilettes sèches avec l’association Humus 44. Une grosse partie de mon travail a consisté à élaborer une charte zéro déchet pour le groupe achats. Elle servira de base de discussion avec les fournisseurs du Labo-Marché, pour diagnostiquer les améliorations possibles en termes de réduction/réutilisation des déchets. Enfin, nous avons entamé des démarches pour installer une table de tri au Labo-Marché, avec l’aide de La Ressourcerie. Reste au groupe zéro déchet à définir la nature de ce qui y sera trié, et à planifier le montage, qui sera bien évidemment participatif !

J’ai aussi participé à une réunion de gouvernance en tant que suppléant du groupe zéro déchet. C’était très instructif, même si je n’ai pas eu le temps de soumettre les questions relatives à mes chantiers. Je sais que la plupart de mes tâches seront reprises par mon(a) remplaçant(e) qui doit arriver début octobre. Mais je pense que d’autres chantiers ont vocation à être repris par des vacataires.

 

Quel est ton sentiment au moment de quitter Scopéli ?

Aujourd’hui je suis forcément un peu triste de quitter l’aventure, je me suis attaché à certaines personnes avec qui j’ai pu travailler. Je me rends compte que Scopéli a occupé une part importante de ma vie. En étant présent tous les jours, cela occupe forcément l’esprit même quand je ne suis pas sur place. Dans le même temps, je suis enthousiaste à l’idée de passer à la suite, qui sera pour moi un DUT Carrières sociales gestion urbaine et solidarité à Bordeaux.

 

Qu’en retires-tu sur le plan personnel ?

Scopéli m’a apporté de la confiance en moi, car je suis quelqu’un de plutôt introverti normalement. Ce n’est pas toujours évident de s’exprimer devant un public, et je me sens maintenant plus à l’aise pour ça. J’ai aussi appris à me montrer plus agréable envers les gens, ce qui est essentiel quand on doit travailler avec des bénévoles. Cela veut aussi dire tenir compte des disponibilités de chacun, faire preuve de patience car on ne peut pas tout faire seul dans son coin.
Côté études, je vais probablement continuer après mon DUT. Je ne sais pas exactement à quoi ressemblera mon futur travail mais j’ai envie de sensibiliser le public à des gestes et des comportements plus respectueux de la planète ou de l’humain. J’aimerais beaucoup pouvoir travailler avec des jeunes de mon âge
(nda : 18 ans) car je pense qu’ils sont les mieux à même de changer notre quotidien. Je connais très peu d’amis qui s’intéressent à l’ESS, ni même à l’origine de ce qu’ils achètent.

 

Comment tu imagines le futur de Scopéli ?

Je rêve que Scopéli devienne une référence dans la région nantaise, qu’un maximum de personnes deviennent familières du nom. Scopéli s’adresse pour l’instant à un public déjà sensibilisé, et n’est pas encore assez connu des lycéens ou des étudiants. Peut-être qu’on pourrait mieux mettre en avant le projet auprès d’eux, en axant davantage la communication sur la vidéo ? Si un « YouTubeur » de la région parlait de Scopéli dans une de ses vidéos, par exemple, ça ferait une super pub !

 

Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aimerais ajouter ?

Je tiens à remercier personnellement tous les bénévoles du projet, surtout ceux qui ont été particulièrement actifs dans l’équipe de coordination. Je veux leur dire merci pour leur joie de vivre, et pour se montrer aussi avenant. C’était top de voir leur engagement dans Scopéli.

Merci pour ton travail Louis et bon vent à Bordeaux !

 

Propos recueillis par Ludovic Fery

 

 

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